Réchauffement climatique : les habitants d’iles du Pacifique 1ers réfugiés climatiques ?

Sur les îles Carteret, en Papouasie-Nouvelle-Guinée, l’érosion de la côte, la destruction de digues pour la défense du rivage et l’entrée d’eau salée signifie que la plupart des jardins potagers ne sont plus fertiles. Les réserves de vivres s’épuisent et la réinstallation apparaît de plus en plus comme la seule option possible.

un plan de secours en cas de graves catastrophes climatiques

Après plusieurs vaines tentatives de transférer les 2.500 habitants des îles ces dernières années, les autorités ont identifié une plantation à Bougainville, une île plus importante qui se trouve à trois heures de bateau, comme site futur pour une réinstallation. Elles prévoient de faire venir l’année prochaine les familles des Carteret et d’autres atolls menacés.

Le gouvernement de Papouasie-Nouvelle-Guinée envisage par ailleurs la mise en oeuvre de services permanents pour les familles et les particuliers qui restent dans les atolls. Il met aussi en place un plan de secours en cas de graves catastrophes climatiques futures.

Les personnes déplacées du fait des changements climatiques et de la dégradation de l’environnement ne sont pas considérées comme des réfugiés tels que définis par la Convention de 1951 relative au statut de réfugié.

Toutefois, l’expérience du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR) a montré que ces personnes étaient clairement confrontées à des défis sérieux et que leurs besoins dans les domaines des droits fondamentaux et de la protection devaient être assurés.

diminution des réserves d’eau potable

Effectivement, de nombreuses communautés rejettent le label de « réfugiés climatiques » en disant que celui-ci véhicule une fausse idée de désespoir. Elles préfèrent se concentrer sur des stratégies d’adaptation et d’atténuation visant à les aider à rester chez elles.

« Un grand nombre d’habitants des Etats insulaires du Pacifique nous ont fait part de leur préférence pour essayer d’abord d’atténuer les pires effets de la hausse du niveau de la mer ainsi que de la diminution des réserves d’eau potable, des inondations, des maladies et de la perte des sources traditionnelles de nourriture, des moyens d’existence et de l’hébergement », explique le délégué régional du HCR dans le Pacifique, Richard Towle.

Dans la plus importante des îles Fidji, Viti Levu, par exemple, un projet innovant de jardin corallien est actuellement mené pour aider à réduire l’érosion de la côte et la perte de sable, qui sont toutes deux considérées comme étant l’impact majeur de la hausse du niveau de la mer. Le projet est une initiative conjointe de la communauté locale, d’une ONG nationale et d’un centre de vacances. Il constitue un exemple de la façon dont des stratégies d’adaptation peuvent protéger l’environnement et l’économie.

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