Sommet de Copenhague : à défaut d’accord le protocole de Kyoto s’applique

Le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a plaidé mardi à Copenhague en faveur de la conclusion d’un accord sur le climat, tout en rappelant que d’ici là le Protocole de Kyoto demeurait « le seul instrument légalement contraignant ».

six gaz à effet de serre

« En tant que tel, il doit être maintenu », a ajouté M. Ban qui s’exprimait à l’ouverture de la séance plénière de la Conférence des Nations Unies sur le changement climatique. La Conférence a été ouverte le 7 décembre et doit se conclure le 18 décembre en présence d’une centaine de chefs d’Etat et de gouvernement.

Le Protocole de Kyoto prévoit pour 38 pays industrialisés une diminution des émissions de six gaz à effet de serre, considérés comme responsables du changement climatique. L’objectif du traité, entré en vigueur en 2005, visait à parvenir entre 2008 et 2012 à une réduction moyenne de 5,2% par rapport aux émissions de 1992. Les Etats-Unis, principal pays émetteur, ne l’ont pas ratifié.

M. Ban s’est félicité par ailleurs de l’émergence d’un consensus à Copenhague sur un premier financement à court terme de dix milliards de dollars par an pendant trois ans. Mais, a-t-il ajouté, si cet argent peut permettre de réaliser des choses telles que la limitation de la déforestation, « ce ne sont pas 10 milliards de dollars par an qui résoudront tous nos problèmes ».

M. Ban a souligné la nécessité que la conférence réponde aux besoins en matière de financement à moyen et à long terme à la hauteur du défi climatique : « Nous ne pouvons pas partir d’ici sans avoir une idée de la manière dont nous procéderons sur cette question vitale ». « Notre objectif est de poser les fondations d’un traité sur le climat qui soit légalement contraignant le plus tôt possible en 2010 », a-t-il ajouté.

pressions politiques nationales

Il a dit comprendre que chaque dirigeant qui se rend à Copenhague est confronté à des pressions sur le plan intérieur, politiques notamment. Mais « personne n’;obtiendra tout ce qu’;il veut dans cette négociation », a-t-il estimé, ajoutant que « le temps du consensus est venu ».

Il a comparé le débat actuel à un moment « aussi fondateur que les négociations qui avaient conduit à la création de nos grandes Nations Unies, qui ont bâti l’ère moderne sur les cendres de la guerre il y a plus de 60 ans. Notre avenir commence aujourd’hui », a conclu Ban Ki-moon.

Quelque 130 chefs d’Etat et de gouvernement sont attendus dans la capitale danoise pour tenter de mettre la dernière main vendredi à un accord devant ouvrir la voie à un traité afin de limiter à deux degrés Celsius le réchauffement climatique global.

Le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) a indiqué mardi que « l’empreinte carbone » de l’ONU atteignait 1,7 million de tonnes de gaz carbonique par an dont un million émises par les missions de maintien de la paix. « Ce bilan est un premier pas pour définir un programme de réduction des émissions », a précisé le porte-parole du Secrétaire général.

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*


Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.