Internet : l’ICANN et l’UNESCO associés pour promouvoir la diversité linguistique

L’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) et l’ICANN, l’organisme qui coordonne le système des adresses en ligne pour les utilisateurs d’Internet, ont signé jeudi un accord de partenariat afin de mettre en oeuvre des noms de domaine internationalisés et promouvoir ainsi la diversité linguistique sur l’Internet.

caractères non-latins

L’accord de coopération intervient après une récente décision de l’ICANN d’introduire des noms de domaine internationalisés en caractères non-latins. Jusqu’à présent, les noms de domaine dans les adresses internet (par ex. org ou com) n’utilisaient que des caractères latins. Le 16 novembre, lors de la première phase du plan, l’ICANN a commencé à accepter des demandes de représentants de pays et territoires d’un peu partout dans le monde portant sur de nouveaux codes de pays en arabe, chinois et d’autres langues. Les utilisateurs de caractères non-latins peuvent désormais avoir accès à des adresses internet rédigées dans leur propre langue.

Irina Bokova, directrice générale de l’UNESCO, s’est félicitée de la décision de l’ICANN visant à introduire les noms de domaine internationalisés. « C’est un progrès que l’UNESCO réclamait depuis longtemps. L’Internet doit être multilingue pour que tous les groupes linguistiques puissent vraiment profiter de son potentiel exceptionnel. Grâce à ce nouvel accord, l’UNESCO et l’ICANN vont travailler ensemble pour augmenter le nombre de personnes ayant accès à ce réseau d’information ».

Le président d’ICANN, Rod Beckstrom, a souligné l’importance de ce changement pour la communauté mondiale de l’Internet : « Plus de la moitié des utilisateurs d’Internet ont pour langue maternelle une langue dont l’écriture ne fait pas appel à des caractères latins. Les IDNs rendront l’Internet plus global et plus accessible à tous ».

L’accord de coopération UNESCO-ICANN couvre un large éventail de domaines afin que les nouveaux développements puissent bénéficier au plus grand nombre de langues possible. L’UNESCO va notamment mettre son réseau d’experts linguistiques au service du processus, informer ses Etats membres sur les nouveaux IDNs, encourager d’autres grandes agences des Nations Unies à s’impliquer et établir des groupes de travail en vue d’aider les pays en développement et les pays les moins avancés à participer pleinement à cette avancée.

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