La bulgare Irina Bokova prend ses fonctions à la tête de l’UNESCO

Irina Bokova est entrée en fonction le 15 novembre comme directrice générale de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture >UNESCO), succédant à Koïchiro Matsuura.

le dialogue entre les cultures

Mme Bokova a ouvert son mandat par une visite à Doha (Qatar) lundi, à l’occasion du premier Sommet mondial de l’innovation dans l’éducation (WISE).

« Mes fonctions me confèrent une immense responsabilité, surtout en ces temps complexes que nous vivons. Notre époque est d’une part marquée par la globalisation, avec ses effets positifs d’ouverture sur le monde, mais aussi avec les risques d’uniformisation qu’elle fait courir », a déclaré Mme Bokova dans un message publié dimanche à l’occasion de son entrée en fonction.

« Notre époque est aussi marquée par une crise multiforme, qui nous montre la nécessité de remettre en question les modes selon lesquels nous fonctionnons. J’ai la conviction que les valeurs humanistes sont au coeur des réponses à apporter : ce sont la tolérance, le respect de la diversité culturelle et le dialogue entre les cultures, qui sont les chemins que je vais prendre et dans lesquels l’UNESCO va pleinement s’investir. Je suis également convaincue du rôle central que doit jouer l’éducation : c’est, pour moi, la priorité des priorités. L’éducation est la base fondamentale sur laquelle une société plus juste peut être bâtie », a-t-elle ajouté.

Elle a déclaré qu’elle ferait en sorte que toute l’expérience et les moyens intellectuels dont dispose l’UNESCO soient totalement déployés vers le concret. « Nous serons au plus près des Etats membres, au plus près de leurs besoins, avec comme priorités absolues l’Afrique, les petits Etats insulaires en développement, les pays en situation de post-conflit et l’égalité des sexes », a-t-elle dit.

Mme Bokovo a déclaré vouloir multiplier les partenariats et disséminer le message de l’UNESCO auprès de l’opinion publique. « La pauvreté et l’illettrisme, le déclin de la diversité et le changement climatique, le problème des ressources en eau ou la disparition des langues sont des questions qui nous concernent tous, et qui requièrent un engagement solidaire », a-t-elle dit. Elle a ajouté qu’elle allait ouvrir les portes de l’UNESCO aux intellectuels, aux scientifiques et aux artistes, pour que s’élaborent les réponses possibles aux grands défis de notre époque.

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