Trafic de Cocaïne : la Guinée Bissau plaque tournante internationale

Le Conseil de sécurité a exhorté jeudi le gouvernement de Guinée-Bissau à prendre les mesures nécessaires pour lutter contre le trafic de drogues et la criminalité organisée.

Dans une déclaration présidentielle lue par le Président du Conseil pour le mois de novembre, l’ambassadeur Thomas Mayr-Harting, de l’Autriche, le Conseil de sécurité salue également l’élection, le 26 juillet dernier, du Président Malam Bacai Sanha, qui s’est déroulée dans le calme.

consolidation de la paix

Le Conseil réaffirme son soutien à la consolidation de la paix et à la démocratie en Guinée-Bissau et réitère l’importance de renforcer la sécurité, l’état de droit, la réconciliation nationale et la lutte contre l’impunité pour assurer une paix durable dans le pays.

Le Conseil de sécurité appelle aussi la communauté internationale à appuyer la mise en oeuvre des projets à impact rapide établis par la formation Guinée-Bissau de la Commission de consolidation de la paix (CCP) et salue la transformation en cours du Bureau d’appui des Nations Unies pour la consolidation de la paix en Guinée-Bissau (BANUGBIS) en un Bureau intégré, qui deviendra opérationnel le 1er janvier 2010.

Auparavant, le Conseil de sécurité a entendu le Représentant spécial du Secrétaire général en Guinée-Bissau et chef du BANUGBIS, Joseph Mutaboba, qui a souligné la nécessité de renforcer, aux niveaux régional et sous-régional, la lutte contre la drogue qui menace « la stabilité retrouvée de la Guinée-Bissau ». M. Mutaboba a estimé qu’avec un nouveau gouvernement légitime et un Président élu à une forte majorité, les conditions étaient réunies pour assurer l’harmonie institutionnelle en Guinée-Bissau.

Il a noté que la mise en place du Bureau intégré se poursuivait, l’Assemblée générale examinant le budget de cette structure qui a été chargée d’aider le gouvernement bissau-guinéen à renforcer le dialogue politique et la réconciliation nationale, la réforme du secteur de la sécurité, la promotion des droits de l’homme et de l’état de droit, la lutte contre la drogue et l’appui aux travaux de la Commission de consolidation de la paix.

Mme Maria Luiza Ribeiro Viotti, Présidente de la formation Guinée-Bissau de la Commission de consolidation de la paix, a souligné pour sa part qu’il était « essentiel » que le nouveau Bureau intégré dispose des ressources nécessaires à l’exécution de son mandat. Elle a souhaité que le budget proposé soit approuvé par l’Assemblée générale pour permettre au Bureau intégré de commencer à travailler « à pleine capacité, au plus vite ».

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