Pour viols conjugaux, il n’écope que de 3 ans de sursis, grâce à… sa femme

Pendant plusieurs mois il a violé sa femme parce qu’elle voulait le quitter. Quant il a appris qu’elle avait une liaison, il a tenté de se suicider.Si l’affaire était jugée en correctionnelle et non aux assises, c’était uniquement grâce à la volonté de la victime qui ne voulait pas accabler son ex-mari plus qu’il ne l’était déjà.

aventure extra conjugale

Car depuis 2005, Thierry 46 ans, souffre de l’éloignement progressif de sa femme qu’il sent sur le point de demander le divorce. A cette époque déjà il soupçonnait son épouse d’avoir une aventure extra-conjugale. Et c’est en août 2005 que vont commencer les agressions.

A chaque fois c’est le même scénario : le couple attend que les enfants soient au lycée pour discuter sérieusement de leur avenir. Mais Thierry ne peux pas entendre sa femme parler de rupture et lui demande des relations sexuelles. Celle-ci refuse, et l’époux va donc la violenter pour arriver à ses fins et ensuite continuer sa journée comme si rien ne s’était passé. En tout il y aura 5 viols conjugaux. Et le dernier se déroulera de manière particulièrement sordide.
« Je me dégoute »

En mars 2006, Thierry découvre des mots griffonnés par sa femme sur des bouts de papier qu’elle gardait dans son sac. C’était la preuve que la mère de famille avait une liaison avec un de ses collègues de travail. Hors de lui, il la menace de mort, la viole à nouveau et étouffe ses cris avec un oreiller. Mais la scène ne dure pas longtemps et à la fin, le mari jaloux va s’enfermer sans un mot dans l’abri de jardin. Après quelques minutes pour se remettre, la victime pense alors au pire. Elle court vers le petit bâtiment et voit son mari commettre ce qu’elle redoutait : il était en train de se pendre. La porte étant verrouillée de l’intérieur, elle brise la vitre pour entrer et appelle les secours. C’est à cette occasion que l’affaire est révélée à la gendarmerie.

Entendu par la police puis les magistrats, l’accusé ne niera jamais les faits et explique ses gestes : « Je ressentais un mélange d’amour et de haine. Je ne pouvais pas vire sans elle et c’est pour ça que je voulais partir. » Quand le juge lui demande pourquoi il ne s’est pas simplement séparé d’elle au moment où il savait que tout était fini, il lâche : «J’attendais qu’elle me donne le coup de grâce. Mais ce que j’ai fait est pire. Je me dégoûte ».

La volonté de la victime respectée

La victime elle non-plus n’aura jamais changé de discours, son but aura toujours été de « préserver les enfants ». C’est pour cela qu’elle voulait que la procédure soit la plus courte possible et que cette histoire ne soit plus qu’un souvenir. Cela, le procureur l’a bien compris. Il qualifie alors ce dossier d’ « exceptionnel même après 25 ans de carrière. » Il rappelle que ce procès aurait dû être jugé aux assises, mais comprend à quel point une telle mesure peut détruire une famille. De plus, le père est un pompier émérite et demander de la prison ferme pénaliserait grandement sa vie professionnelle. Ainsi il demande aux magistrats de limiter la peine à du sursis.

L’avocate de la défense, Me Marty, rappelle quant à elle que c’est un dossier grave mais triste. Triste car un homme aimé par tout son entourrage a sombré dans le drame par amour. Et qu’il ne faudrait pas rendre l’affaire encore plus tragique en condamnant son client à de la prison ferme. Le tribunal a entendu ces arguments et condamne l’homme à 3 ans de prison avec sursis. Avant de quitter les lieux , le juge explique à l’accusé: «Cette peine est juste car elle respecte ce pour quoi la victime s’est battue tout au long de la procédure. Elle est aussi juste parce que vous monsieur, avez assez souffert psychologiquement de votre acte, et je pense que vous avez mesuré la portée de celui-ci ». Les deux parties sortent alors du tribunal séparément, mais toutes deux soulagée.

Walid Hamadi

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