Ivre, il percute un bus rempli de collégiens

Le jour de la rentrée scolaire, un automobiliste a percuté un car rempli d’enfants. Cinq collégiens ont alors été blessés. Le conducteur était ivre, contrôlé à 1,14 grammes par litre de sang. Son procès se tenait hier à Toulouse.

Cet Anglais employé par Airbus, qui a été blessé au bras dans l’accident, avait appris sa mutation pour Hambourg quelques jours auparavant. Et la veille de l’accident, le jeudi 3 septembre, il a fêté son départ pour la ville allemande. Lors de cette soirée, l’alcool a coulé à flots, au point que l’accusé était incapable de rentrer chez lui seul. Il a donc été raccompagné dans la nuit.

Mais le lendemain matin, vers huit heures il reprend la route au volant de sa voiture, dont le volant est à droite. En pleine ligne droite, le conducteur percute l’avant gauche du car scolaire, blessant légèrement cinq enfants âgés de 10 à 13 ans. Des témoins de l’accident diront plus tard aux enquêteurs que l’employé de l’avionneur « coupait tous les virages à gauche » et qu’il « n’arrivait pas à maintenir son véhicule correctement dans sa voie ». S’il s’en sort avec une simple fracture au bras gauche, c’est uniquement grâce à sa voiture anglo-saxonne qui a été complètement détruite du coté gauche.

Le verdict surpasse les réquisitions

Le procureur met en avant le fort taux d’alcoolémie détecté dans le sang du chauffard alors que la consommation avait eu lieu plusieurs heures auparavant : « Il est irresponsable de prendre la route alors qu’on est alcoolisé, mais à mon sens il est aussi irresponsable de s’imbiber d’autant d’alcool en une soirée ! Il s’agit là d’un acte dangereux pour votre propre santé ! » a-t-il clamé directement à l’accusé ». L’avocate de la défense, Me Monestier, elle a essayé de limiter les responsabilités du conducteur arguant que c’est le bus qui dépassait de la ligne et non son client.

Mais le tribunal n’a montré aucune clémence envers ses faits. Et alors que le procureur avait requis 3 mois de prison avec sursis et une suspension de permis pour une durée d’un an, les magistrats ont jugé que 6 mois de sursis et deux ans d’interdiction de conduite étaient plus adaptés.

Walid Hamadi

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