Agressé pour un sourire

Le 23 septembre dernier, un jeune homme de 17ans a été violenté sans raison apparente par un homme qu’il ne connaissait pas. Jugé en comparution immédiate, l’auteur présumé des faits nie tout en bloc, devant la police, comme devant le tribunal

Tout commence quand Julien et deux de ses amis se rendent au skate park de Pech David pour y passer le temps. Une voiture s’approche avec à son bord deux personnes. Quelques minutes passent, puis la voiture s’avance. Le conducteur insulte le lycéen qui s’approche du véhicule avec l’un de ses camarades. C’est alors que les choses dégénèrent : le conducteur frappe les deux jeunes hommes sans sortir de la voiture, et attrape Julien par les cheveux pour le traîner sur plusieurs mètres en effectuant une marche arrière.

« Il n’a pas aimé son sourire »

Si l’agresseur est arrêté quelques jours plus tard, c’est grâce aux témoignages des victimes et surtout, du passager du véhicule. En effet, l’assaillant portait un tee-shirt facilement reconnaissable aux couleurs du collectif sportif dont il fait partie. C’est en interrogeant certains membres que les policiers tombent sur le complice du suspect.
Celui-ci avouera avoir été présent aux cotés de l’auteur des faits lors de l’altercation et expliquera la motivation de son ami : « On s’est arrêté quelques minutes sur le parking pour rigoler un peu. On se moquait des jeunes qu’on voyait devant nous. Et puis l’un d’eux à souri en nous regardant. Et il [l’accusé] n’a pas aimé ça. Il était en colère parce qu’on lui avait manqué de respect. »

Devant les magistrats, l’homme de 25 ans comparaissait menottes aux poignets. Son casier judiciaire était déjà parsemé de condamnations pour des faits du même genre et les deux victimes l’avaient formellement identifié, ainsi que le passager du véhicule incriminé. Bref, tout était contre celui qui avait choisi de se défendre sans l’assistance d’un avocat. Et pourtant dans son box, il continuait de nier les faits. Le juge avait beau demander des explications, l’inculpé ne cessait de parlait d’erreur, voire de machination de la part du complice qu’il connaissait mais avec lequel il était en conflit. Devant un tel déni devant l’évidence, le verdict répondait à la demande du procureur, soit 2 mois de prison ferme.

Walid Hamadi

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