Il meurt sur un chantier, son patron est relaxé

Un homme de 50 ans, marié et père de famille est mort sur un chantier le 15 septembre dernier. Il travaillait au troisième étage d’un immeuble en construction à Balma lorsqu’il est tombé par un trou, non protégé, d’une hauteur de 17 mètres. Les faits étaient étudiés par le tribunal correctionnel de Toulouse.

Le dossier est mince car la police n’a pas été prévenue par le patron de l’entreprise. C’est cette dernière qui est citée à comparaître en tant que personne morale.

Un rapport débattu

L’ouvrier était alors seul lors de l’accident et le PDG de l’entreprise contredit le rapport de l’inspection du travail qui a mené l’enquête le lendemain sur les lieux.

Selon les conclusions, la victime serait passée par un trou de 40cm de large. « On ne peut pas passer dans un espace si étroit ! », n’a pas cessé de marteler le responsable de l’entreprise. S’il était si tendu, c’est parce que selon l’enquête, il serait responsable de l’accident, en n’ayant pas mis en œuvre, tous les moyens de sécurité nécessaires. Si des garde-corps étaient bien présents, une plainte était nécessaire pour prévenir de toute chute.

Seulement, personne n’a vu l’accident tel qu’il s’est vraiment passé. Ses collègues ont simplement entendu la victime toucher le sol. C’est pourquoi l’employeur s’avance : « Pour une raison que je ne m’explique pas, il a décidé d’effectuer une tache non prévue. Ce n’était pas son rôle de se mettre en danger. Selon moi, il est descendu à l’étage inférieur et est monté sur le garde-corps du balcon. C’est alors qu’il a chuté. Et il n’est pas passé par un trou de 40 cm. Il s’est mis en danger tout seul. »

L’avocat de la défense pointe lui aussi les carences du dossier : « L’inspection du travail a fait un travail désastreux ! Vous n’avez ni preuves, ni témoins dans cette affaire ! Rien ne prouve toutes les hypothèses avancées. » Le juge à reconnu que tout n’était qu’hypothèse, mais que la version de l’inspection du travail était la plus plausible. Cependant, par manque de preuves et de témoin, l’accusé a été relaxé.

Walid Hamadi

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