Harcelée, insultée puis agréssée, une lycéenne traumatisée

Dans sa propre rue, une jeune femme s’est faite agresser sexuellement, alors qu’elle se rendait au lycée. Puis, pendant plusieurs semaines, elle subissait harcèlement et insultes de la part de son agresseur. Il écope d’un an de prison avec sursis.

En mars dernier, cette Toulousaine de 18 ans s’est retrouvée plaquée contre un mur, subissant les attouchements d’un homme qu’elle croisait tous les jours. Chaque matin elle sortait de chez elle pour aller en cours, et chaque matin elle avait affaire aux remarques dégradantes et insultes depuis qu’un employé des espaces verts de la mairie l’avait remarquée.

L’homme, âgé de 25 ans, a d’abord alpagué la jeune femme, faisant des commentaires déplacé sur son physique. Puis au bout de deux semaines, les mots ne lui suffirent plus et il passa à l’action. L’agression dura 15 secondes mais elle fut “traumatisante pour la victime“.

Elle ne mangeait plus, ne riait plus et ne voulait plus sortir

Cette dernière déposa plainte dès le lendemain, mais l’homme était toujours présent dans sa rue. Pendant deux mois, il continua à la harceler et à la brimer jusqu’au mois de Mai. Entre temps, il avait déjà agressé une autre jeune femme dans un autre quartier de la ville, près de la gare Matabiau, et ce par deux fois.

La première victime était présente au procès, mais n’avait pas la force de témoigner. C’est sa mère qui prit la parole : «Ma fille était toujours très rigolote et sans histoires. Maintenant elle a peur de sortir, elle a mis fin à sa relation amoureuse et surtout elle est sous antidépresseurs et doit surveiller sa santé cardiaque qui s’est dégradée. » Son avocate a aussi soulevé le fait que sa cliente avait du mal à s’alimenter et a fini par abandonner ses études.

L’accusé quant à lui est sous suivi psychologique mais ne connait pas de trouble particulier. En revanche, il a passé un quart de sa vie dans des hôpitaux, où il a subi plusieurs interventions chirurgicales au visage, à cause de malformations. Son avocat avance cet argument comme élément expliquant son manque affectif. Cela n’a pas suffit pour attendrir le juge qui condamne le coupable à 1 an de prison avec sursis avec mise à l’épreuve, 2000€ de dommages et intérêts et à l’inscription au fichier national des auteurs d’infractions sexuelles.

Walid Hamadi

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