Jean Sarkozy à l’Epad: nomination fortement contestée

Depuis l’annonce jeudi de sa candidature à la tête de l’établissement public chargé d’aménager le quartier d’affaires de La Défense (Epad), Jean Sarkozy a est au cœur d’une vive polémique.

En France où à l’étranger cette probable nomination du fils du Président de la République suscite de vives réactions. Une pétition mise en ligne jeudi contre cette candidature a déjà recueilli plus de 8000 signatures.

Le ton monte entre le PS et l’UMP.

A ce sujet, la classe politique de gauche a multiplié les interventions. Au micro de RMC , le député de Saône-et-Loire Arnaud Montebourg pense que « c’est le privilège de naissance, c’est parce qu’il s’appelle Sarkozy qu’on nommerait un étudiant en droit de 2ième année à la tête de l’Epad? ». Dimanche sur les ondes de RTL, Ségolène Royal dénonçait « le fait du prince » tandis que Manuel Valls interviewé sur I-télé parle d’une reprise en main du clan Sarkozy sur le département le plus riche du pays.

Dans un post publié sur son blog, Pierre Moscovici dénonçait quant à lui “la monocratie” ou autrement dit “avec Nicolas Sarkozy il n’y a qu’un pouvoir qui vaille dans l’Etat, le sien” .

La presse étrangère n’est pas en reste.

En Angleterre, Chine, Espagne ou encore en Italie, un seul terme revient: népotisme.
Ainsi vendredi le Guardian titrait « La dynastie Sarkozy s’est une fois de plus embourbée dans unehistoire de népotisme ». D’autres quotidiens parlent de la « continuité dynastique » des Hauts-de-Seine. Charles Bremner correspondant du Times de Londres en France reprend l’expression République bananière en parlant d’un stupéfiant acte de népotisme.

Jean Sarkozy a le soutien de son parti. Lors d’un point de presse lundi 12 octobre, le porte parole de l’UMP Frédéric Lefebvre « légitime » la candidature de Jean Sarkozy pour trois raisons. D’abord il a été élu conseiller général au premier tour, la majorité au Conseil général a choisi de le prendre comme président de groupe et enfin cette majorité considère qu’il est le meilleur candidat pour prendre la tête de l’Epad. Jean Sarkozy, lui, demande à être jugé sur ses actes et ses résultats et non sur son état-civil.

Dorothée Ropivia.

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