Crise au Honduras : l’ambassade du Brésil menacée

Le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, s’est dit mardi très préoccupé par la situation au Honduras et a jugé inacceptables les menaces contre l’ambassade du Brésil à Tegucigalpa, où le président élu du pays, José Manuel Zelaya, a trouvé refuge.

Le président Zelaya a été renversé le 28 juin par Roberto Micheletti qui s’est proclamé président par intérim. M. Micheletti a imposé un couvre-feu militaire le 21 septembre quand M. Zelaya est rentré d’exil et s’est réfugié à l’ambassade du Brésil.

« Je suis profondément préoccupé par les développements au Honduras. L’état d’urgence a accru les tensions. Je note que le Congrès du Honduras a rejeté la suspension des libertés civiles et je demande que les garanties constitutionnelles incluant la liberté d’association, d’expression et de mouvement soient pleinement respectées », a dit M. Ban lors d’une conférence de presse au siège des Nations Unies à New York.

« Les menaces contre l’ambassade du Brésil au Honduras sont inacceptables. Le droit international est clair : l’immunité ne peut pas être violée. Les menaces contre le personnel et le bâtiment de l’ambassade sont intolérables. Le Conseil de sécurité a condamné de tels actes d’intimidation. Je les condamne également dans les termes les plus forts », a-t-il ajouté.

Le Secrétaire général a plaidé à nouveau « pour la sécurité du président Zelaya ». « J’appelle tous les acteurs politiques à s’engager sérieusement en faveur du dialogue et des efforts de médiation régionaux. Je réaffirme que les Nations Unies sont prêtes à apporter leur aide de quelque manière que ce soit », a-t-il dit.

Lundi, lors d’un point de presse, le Secrétaire général adjoint aux affaires politiques, B. Lynn Pascoe, avait estimé qu’une attaque contre l’ambassade du Brésil pour s’emparer de force du président Zelaya serait « une catastrophe ».

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