Sri Lanka : remous autour de l’expulsion du porte parole de l’UNICEF

Le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a vivement regretté mardi la décision du gouvernement du Sri Lanka d’expulser le porte-parole du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) dans ce pays, James Elder.

« Le Secrétaire général exprime sa pleine confiance dans le travail des Nations Unies au Sri Lanka, ce qui inclut les déclarations publiques si nécessaires dans un effort pour sauver des vies et empêcher de graves problèmes humanitaires », a dit sa porte-parole dans une déclaration.

« Les Nations Unies travaillent de manière impartiale pour aider la population du Sri Lanka, et le gouvernement devrait apporter son aider et coopérer à ces efforts », a-t-elle ajouté.

Ban Ki-moon discutera de cette question avec le Président sri lankais Rajapaksa dès que possible et continuera à l’appeler à mettre en oeuvre tous les engagements pris dans leur communiqué conjoint après la visite du Secrétaire général au Sri Lanka en mai, a précisé la porte-parole.

La directrice exécutive de l’UNICEF, Ann Veneman, s’est déclarée pour sa part « préoccupée et déçue par la décision du gouvernement sri lankais » et a vigoureusement rejeté les accusations de partialité, dans un communiqué publié lundi. « A travers M. Elder, l’UNICEF s’est constamment exprimé contre les souffrances des enfants des deux côtés des affrontements intenses qui ont eu lieu plus tôt cette année et a appelé à leur protection », a ajouté Mme Veneman.

« L’UNICEF continuera à faire respecter son mandat au Sri Lanka, et ailleurs, et agira et s’exprimera au nom des enfants et des femmes vulnérables », a encore dit la directrice de l’UNICEF.

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