En Asie l’échec de la lutte contre le Crime Organisé

Les lois adoptées dans les pays d’Asie n’ont pas permis de remporter la « guerre contre le crime organisé », estime un nouveau rapport de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) qui préconise d’accroître la coopération judiciaire entre pays de la région.

« Nous devons reconnaître l’échec des lois sur le crime organisé », déclare l’auteur du rapport, Andreas Schloenhardt. « Le crime organisé continue d’exister dans toutes les sociétés de la région, en dépit d’incriminations spécifiques ».

Selon lui, l’introduction de ces incriminations spécifiques au crime organisé a accru la responsabilité pénale de façon générale et risque de criminaliser des organisations légitimes.

Il juge qu’il n’est pas réaliste de s’attendre à des résultats du fait de ces seules lois, même si elles peuvent permettre de s’en prendre aux directeurs, managers et financiers des organisations criminelles.

Par ailleurs, il regrette que les lois en question n’aient pas pris en compte les causes profondes du crime organisé. Le risque est que les groupes devenus hors la loi se consolident, deviennent plus clandestins et recourent à des mesures de plus en plus violentes, comme cela a été le cas au Japon.

Le rapport souligne l’importance et l’utilité de la Convention sur le crime transnational organisé, adoptée en 2000 et qui a été ratifiée par 147 pays sur les 192 Etats Membres de l’ONU.

Il préconise aussi d’améliorer la coopération juridictionnelle dans la région Asie-Pacifique, alors que les organisations criminelles opèrent dans un environnement dynamique et s’adaptent rapidement aux nouveaux marchés, aux nouvelles lois et aux nouvelles mesures de maintien de l’ordre.

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