Université du PS : les enjeux

Les Université d’été du Parti socialiste version 2009 auront une saveur toute particulière. A quelques mois d’élections régionales risquées, le parti socialiste traverse une phase de turbulence certaine. Après le départ de Jean Luc Mélenchon et la création du Parti de Gauche, un congrès de Reims raté et des élections européennes, calamiteuses, certains n’hésitent pas à évoquer l’éventualité de la mort du PS historique.

La première secrétaire Martine Aubry, élue dans des conditions douteuses à Reims,fait face à de nombreuses pressions de ceux qui l’avaient jadis soutenue.

Crise de leadership ? Crise idéologique ? Fiasco tactique ? Les trois à la fois ? Le PS, ses ténors, ses partisans et ses élus, encore très nombreux, vont devoir faire face à plusieurs défis ce week end à la Rochelle.

1- Eviter la division :  Ce qui manque aujourd’hui au PS ce n’est pas le talent, mais la cohésion. Oubliant souvent le fond et l’essentiel, les journaux se délectent des petites phrases assassines entre camarades … une situation qui déteriore jour après jour l’image du parti de François Mitterrandet Lionel Jospin.

2- Réfléchir sur les vrais enjeux de société :  face à la crise du libéralisme symbolisée par la crise financière, les partis sociaux démocrates européens n’ont pas su apporter les réponses auxquelles étaient en droit d’attendre les citoyens qui souffrent. L’université d’été du parti socialiste est l’occasion d’établir un premier état des lieux. Et d’ébaucher les pistes de réponses sur lesquelles les militants devront ensuite travailler dans la perspectives des batailles politiques nationales et notamment de l’élection présidentielle.

3- Etablir les bases d’une stratégie gagnante :  Favori de toutes les élections locales, le PS ne réussit plus à remporter d’élections nationales. Depuis 1997 et la victoire de Lionel Jospin aux élections législatives, toutes les campagnes, présidentielles et législatives se sont conclues par des défaites du PS et de ses alliés. L’objectif aujourd’hui est de battre Nicolas Sarkozy et l’UMP aux présidentielles de 2012. Il n’est assurément pas trop tôt pour préparer cette échéances et discuter au sein de l’appareil comme avec les alliés putatifs des tactiques à adapter.

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