Une étude montre l’interêt des arbres sur les terres agricoles

Si l’on a souvent décrié les pratiques agricoles comme étant destructrices des arbres et des forêts, une nouvelle étude utilisant des images satellite détaillées montre que près de la moitié des terres agricoles dans le monde comprennent d’importantes quantités d’arbres.

L’étude rendue publique par le Centre mondial pour l’agrosylviculture à Nairobi, au Kenya, montre qu’un milliard d’hectares de terres agricoles sont recouverts de plus de 10% d’arbres.

Cela représente 46% des terres agricoles dans le monde, sur lesquelles vivent plus d’un demi-milliard d’êtres humains, selon un communiqué du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE).

Cette surface deux fois supérieure à celle de l’Amazonie montre que « les agriculteurs plantent spontanément des arbres », souligne Dennis Garrity, directeur général du centre. Selon l’étude, les arbres font partie intégrale du paysage agricole, sauf en Afrique du nord et en Asie de l’Ouest.

Planter systématiquement des arbres sur les terres agricoles permet de renforcer la solidité des exploitations en fournissant aux agriculteurs de la nourriture et des revenus supplémentaires, note Tony Simmons, directeur adjoint du centre.

Les arbres peuvent capturer et séquestrer du carbone, fournir des noix et des fruits, servir de pare-vent et d’obstacle à l’érosion. Ils peuvent servir de fertilisants et de nourriture pour les bêtes, sans compter les arbres médicinaux et ceux qui produisent du café, du caoutchouc, des gommes et de la résine. Les arbres sont en général plus résistants aux sécheresses que les plantations.

Selon l’étude, la plantation d’arbres devrait être une partie intégrante des plans de développement agricole et de lutte contre le changement climatique.

Or, si l’Europe de l’Ouest a un choix de 250 arbres indigènes et l’Amérique du Nord 600, les pays en développement des tropiques ont le choix entre 50.000 espèces différentes. La priorité est de choisir le bon arbre pour le bon emplacement et le bon usage.

« Cette étude montre de façon convaincante que les terres agricoles et les forêts ne sont pas du tout mutuellement exclusives, mais qu’en réalité les arbres sont partout déterminants pour la production agricole », a estimé Wangari Maathai, fondatrice du mouvement Ceinture verte et prix Nobel de la paix pour son initiative de planter plus de 30 millions d’arbres pour fournir de la nourriture, du carburant, des abris et des revenus aux plus pauvres en Afrique.

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