Au Nigeria, des autorités régionales préparent des expulsions massives de réfugiés

Une experte indépendante auprès des Nations Unies a exprimé jeudi son inquiétude concernant le projet d’expulsions massives par les autorités locales de Port Harcourt au Nigéria qui pourrait laisser des centaines de milliers de personnes sans abri au cours de l’année à venir.

« Les expulsions ne sont justifiées que dans des cas exceptionnels et si elles respectent les droits de l’homme internationaux », a déclaré la rapporteuse spéciale des Nations Unies sur le droit à un logement décent, Raquel Rolnik.

En février 2009, le gouvernement local de River State au Nigéria a annoncé sa décision de démolir toutes les habitations le long du bord de mer à Port Harcourt dans le cadre de sa stratégie de rénovation urbaine. Depuis lors, les autorités auraient procédé à des démolitions en divers endroits à Port Harcourt en violation d’une décision de la Haute cour fédérale qui ordonnait d’arrêter les expulsions.

« Le Nigéria, en tant qu’Etat partie à plusieurs traités internationaux sur les droits de l’homme, doit prendre toutes les mesures appropriées, dans la mesure des ressources disponibles, pour garantir que des logements de substitution ou une réinstallation sont offerts », a dit Mme Rolnik.

La rapporteuse spéciale est également préoccupée par le fait que l’armée apporterait son aide pour procéder aux expulsions. « La participation de l’armée dans des expulsions pourrait entraîner de multiples violations des droits de l’homme », a-t-elle dit. Selon des informations locales, le 5 août 2009, les forces armées de Port Harcourt ont arrêté plus de 1000 résidents qui protestaient contre la démolition de leurs maisons.

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