Crimes contre les enfants, l’ONU dresse la liste de la Honte

Pour la première fois mardi, le Conseil de sécurité des Nations Unies a adopté une résolution appelant le Secrétaire général de l’ONU à étendre aux responsables de meurtres, de mutilations et violences sexuelles sur des enfants, la « liste de la honte » qui ne concernaient jusque-là que les responsables du recrutement d’enfants-soldats.

« Il s’agit d’une étape majeure dans la lutte contre l’impunité concernant les crimes contre les enfants et dans la reconnaissance de la nature des conflits d’aujourd’hui, dans lesquels les filles et les garçons sont de plus en plus souvent visés, tués, violés et recrutés par les groupes armés », a déclaré la représentante spéciale du Secrétaire général pour les enfants et les conflits armés, Radhika Coomaraswamy à propos de l’adoption de la résolution, à l’unanimité.

Un aspect important de l’expansion des critères de la liste dite « de la honte », dont le Secrétaire général de l´ONU, Ban Ki-moon, est dépositaire, est l’autorisation donnée par le Conseil de sécurité à l’ONU, sur le terrain, d’ouvrir un dialogue avec les responsables afin qu’ils cessent ces violations et qu’ils traduisent les auteurs en justice.

« Le fait que le Conseil de sécurité se soit penché sur le recrutement [d’enfants soldats] et qu’il ait accompagné la liste de menaces sur des mesures ciblées a permis d’obtenir la libération de dizaines d’enfants enrôlés à travers le monde, y compris récemment aux Philippines et en République centrafricaine », a souligné Mme Coomaraswamy.

La représentante spéciale a par ailleurs salué la récente Politique de protection de l’enfant des opérations de maintien de la paix des Nations Unies, qui répond à l’appel lancé par le Conseil de sécurité à rendre plus systématique la protection des enfants à travers le système des Nations Unies.

1 Commentaire

  1. Il est plus qu’urgent que des mesures rigoureuses soient prises envers ceux qui osent lever la mains contre les enfants. Que ce soit fait de façon sournoise (violence psychologique) ou brutale (violence physique), les jeunes sont ultra vulnérables et sans défenses et ne devraient jamais avoir à vivre avec la violence.

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