Les enfants vietnamiens sensibilisés aux droits fondamentaux

Avec pour toile de fond les spectaculaires collines du Viet Nam du nord, les élèves de l’école secondaire Kim Dong se réunissent pour leur gymnastique matinale. Parfaitement alignés, ils accomplissent leur routine en rang, avec un ensemble impeccable, pour saluer le début de la journée scolaire.

Bien qu’ils soient tous nés bien après la signature de la Convention relative aux droits de l’enfant en 1989, ces adolescents sont la preuve vivante que ce traité a été bénéfique pour les jeunes du monde entier, même ceux qui vivent dans les zones les plus reculées, estime le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF). Bien plus, les élèves de Kim Dong peuvent démontrer avec facilité leur connaissance des droits de l’enfant et de la façon de les exercer.

À son cours de peinture d’affiches, Do Thuy Huong, 15 ans, dirige son groupe, qui peint une scène de cour de récréation.

« Ce que notre dessin veut dire, c’est que quel que soit notre sexe ou le milieu familial, nous avons tous le droit d’aller à l’école », explique-t-elle en interrompant son travail. Des classes comme celle-ci représente l’une des manières d’enseigner leurs droits aux enfants.

Son condisciple Luong Quoc Viet, 14 ans, est convaincu qu’il n’y a pas de meilleurs défenseurs des droits de l’enfant que les jeunes eux-mêmes. « Si les enfants connaissent leurs droits, dit-il, ils seront capables d’exprimer leurs souhaits comme il faut devant les adultes. »

Lao Cai est l’une des provinces vietnamiennes où l’UNICEF collabore avec ses partenaires locaux pour aider les enfants – en particulier ceux des minorités ethniques – à ne pas abandonner l’école et à terminer leurs études.

Tout près de là, à l’école primaire de Ban Pho, des classes spéciales où on enseigne leurs droits aux enfants font également partie du programme. Le directeur Pham Auh Tuan pense qu’éduquer les enfants permet aussi d’informer les familles.

« À travers l’enseignement que nous dispensons à nos élèves, nous espérons sensibiliser la communauté tout entière, » explique-t-il.

À l’école maternelle rattachée à l’école de Ban Pho, l’institutrice Ly Mui Xuan fait cours dans le dialecte hmong local. C’est une approche que l’UNICEF et ses partenaires encouragent pour aider à améliorer le taux de scolarisation des enfants des minorités ethniques.

L’institutrice sait qu’il n’est jamais trop tôt pour commencer à enseigner leurs droits à ses élèves. « S’ils savent qu’ils ont le droit d’aller à l’école, les enfants demanderont à leurs parents de les y amener, » dit-elle.

Une ancienne élève de cette classe maternelle, Lu Thi Dung, 10 ans, fréquente à présent l’école primaire. Elle connaît déjà bien ses droits. En rentrant à la maison après une journée passée à apprendre et à jouer, elle a fièrement annoncé : « En plus du droit à l’éducation, je sais que j’ai le droit de jouer et le droit de chanter et de danser ! »

Ses pairs et elle en ont appris assez sur la Convention relative aux droits de l’enfant pour comprendre ce que c’est que de jouir en toute sécurité du droit à l’enfance.

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