L’ONU dénonce les négationnistes

Le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a appelé mardi les Etats Membres à ne pas succomber à la tentation d’entraver les travaux de mise en oeuvre du concept de responsabilité de protéger, né de l’inaction passée de la communauté internationale face au génocide au Rwanda en 1994 et consacré en droit international par l’Assemblée générale en 2005.

« Les États Membres doivent résister à tous ceux qui essaient de modifier le sujet ou de freiner nos efforts pour expliquer les pires atrocités dans l’histoire de l’humanité par une lutte idéologique, géographique ou économique. Qu’offrent-ils aux victimes des violences de masse ? De la rancoeur au lieu de substance, de la rhétorique au lieu d’actions, du désespoir au lieu de l’espoir », a-t-il insisté lors de la présentation de son rapport sur la « responsabilité de protéger » devant l’Assemblée générale.

« Nous pouvons et nous devons faire mieux. Nous devons commencer par admettre qu’il n’existe pas de réponse rapide et facile. Aucune région ou système social n’a été épargné par la barbarie, a rappelé le Secrétaire général, pas plus qu’aucune région du monde n’a le monopole de la sagesse ou de la morale ». Cette notion de responsabilité de protéger, a-t-il dit, a émergé du sol, de l’esprit, de l’expérience et des institutions de l’Afrique, en précisant que la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et l’Union africaine (UA) avaient donné une vie institutionnelle aux principes de la responsabilité de protéger bien avant le Sommet mondial de 2005.

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