RDC : la mission des Nations Unies préconise des changements tactiques

La Mission de l’Organisation des Nations Unies en République démocratique du Congo (MONUC) se déclare contre la suspension des opérations conjointes en cours visant à neutraliser les rebelles du Front démocratique de libération du Rwanda (FDLR) même si elle dit partager les préoccupations exprimées par les organisations humanitaires concernant le fait que ce sont les civils qui subissent le gros des représailles menées par les FDLR.

Selon la MONUC, une telle suspension des efforts en cours visant à démanteler les forces rebelles dans l’Est de la RDC aurait pour effet de donner aux rebelles une plus grande opportunité pour se réapprovisionner, se regrouper et prolonger tous les actes qui ont caractérisés les FDLR depuis de nombreuses années à savoir les viols, le travail forcé, les pillages et les tortures des civils.

Le Conseil de Sécurité des Nations Unies avait approuvé l’accord conjoint entre la RDC et le Rwanda pour entreprendre des pressions militaires contre les FDLR, et mandaté la MONUC de soutenir les forces armées congolaises dans cet effort, rappelle la Mission des Nations Unies dans un communiqué publié samedi.

La semaine dernière, réagissant au dernier rapport du Secrétaire général de l’ONU sur la RDC et la MONUC, les membres du Conseil de Sécurité ont exprimé leur grave préoccupation concernant la recrudescence des activités des groupes armés illégaux, et ont condamné les attaques dirigées contre des civils, particulièrement par les FDLR et l’Armée de résistance du Seigneur (LRA). Ils ont réaffirmé leur soutien à l’actuelle ligne d’action de la MONUC ainsi qu’à ses actions de protection des civils, ajoute-t-elle.

Dans son rapport, le Secrétaire général parle de l’augmentation du niveau des violences infligées par les FDLR et la LRA aux civils dans l’Est de la RDC. Il note également le manque de discipline et de contrôle au sein de certaines unités des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC), forces qui comprennent aujourd’hui des milliers d’anciens membres des milices récemment intégrés.

Prenant bonne note de ces préoccupations concernant le comportement de certaines forces gouvernementales, les membres du Conseil ont encouragé la MONUC, en collaboration avec les autorités congolaises, de continuer à surveiller la performance et la conduite des unités des FARDC impliquées dans les opérations conjointes contre les groupes armés.

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