Drogues : l’Europe aime trop la cocaïne pour aider l’Afrique dixit l’ONU

Tandis que les marchés mondiaux de la cocaïne, des opiacés et du cannabis sont stables ou en régression, la production et la consommation de drogues de synthèse risquent d’augmenter dans les pays en développement, indique le Rapport mondial sur les drogues 2009, lancé mercredi par l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC).

De façon générale, expliquent les auteurs du rapport, la culture de l’opium en Afghanistan, qui représente 93 % des cultures mondiales d’opium, a accusé un recul de 19 % en 2008.

La Colombie, qui produit la moitié de la cocaïne dans le monde, a vu sa culture baisser de 18 % et sa production accuser une régression vertigineuse de 28 % par rapport à 2007.

“Les efforts menés à l’échelle internationale portent leurs fruits”, a déclaré le directeur exécutif de l’ONUDC, Antonio Maria Costa, au cours du lancement de ce rapport. En Afrique de l’Ouest, la diminution des saisies semble refléter des flux de cocaïne moins importants après cinq années de croissance rapide.

Cependant, la violence et l’instabilité politique liées à la drogue continuent, en particulier en Guinée-Bissau. « Tant qu’il y aura une demande de drogues, les pays faibles seront toujours la cible des trafiquants. Si l’Europe veut réellement aider l’Afrique, elle devrait réduire son appétit pour la cocaïne », a-t-il ajouté.

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