Guerres : l’ONU veut renforcer le droit d’ingérence humanitaire

Il est essentiel de continuer à renforcer l’arsenal de protection des civils en période de conflit armé, estime le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, dans un rapport publié mercredi. L’année 2009 marque le dixième anniversaire de l’inclusion de la protection des civils en période de conflit armé parmi les questions thématiques examinées par le Conseil de sécurité.

La protection des civils occupe aujourd’hui une place importante dans le programme de travail et les délibérations du Conseil, ainsi que les décisions qu’il prend au sujet de pays particuliers, relève M. Ban dans ce rapport remis au Conseil de sécurité.

Mais « l’action sur le terrain n’est pas à la hauteur des progrès accomplis dans les textes et dans le développement des normes internationales », ajoute-t-il.

Face à cet échec, il faut que le Conseil de sécurité, les États Membres et l’ONU se mobilisent plus fermement encore en faveur de la protection des civils et du respect des principes du droit international humanitaire et des droits de l’homme ainsi que du droit des réfugiés sur lequel repose le principe de cette protection, estime le Secrétaire général.

« Dans la pratique, il faut une action déterminée répondant aux cinq défis fondamentaux présentés dans le présent rapport : le respect du droit international par les parties au conflit, en particulier dans la conduite des hostilités; le respect du droit par les groupes armés non étatiques; le renforcement de la protection des civils par l’amélioration de l’efficacité et des ressources des missions (maintien de la paix et missions diverses); l’accès du personnel humanitaire; les responsabilités en cas de violation du droit », écrit-il.

Selon lui, le Conseil de sécurité a un rôle important à jouer dans la promotion d’un environnement propice à la facilitation de l’accès humanitaire à ceux qui sont dans le besoin.

Il estime que le Conseil devrait condamner systématiquement les restrictions à l’accès humanitaire qui violent le droit international humanitaire et demander qu’elles soient immédiatement levées.

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