L’exploitation des enfants liée à la pauvreté

A l’occasion de la dixième Journée mondiale contre le travail des enfants, le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) a lancé vendredi un appel pour s’attaquer aux causes de la pauvreté qui conduisent au travail des enfants et à améliorer la qualité de l’éducation en particulier pour les filles dans les régions rurales pauvres.

On estime que plus de 100 millions de filles impliquées dans le travail des enfants exécutent des tâches similaires à celles des garçons mais qu’elles sont aussi exposées à des risques ou des difficultés supérieures, selon un communiqué.

Elles sont souvent exposées aux pires formes du travail des enfants, cachées derrières les murs des usines, dans les champs ou dans leurs propres maisons.

« Les filles doivent travailler à la maison pendant de longues heures sans être payées et travailler à l’extérieur », explique Susan Bissell, responsable de la protection des enfants de l’UNICEF.

Selon l’Organisation internationale du Travail (OIT), les pires formes du travail des enfants comprennent des pratiques telles que la vente ou le trafic d’enfants, le recrutement d’enfants-soldats, l’exploitation pour la prostitution ou la pornographie.

Un récent rapport de l’OIT montre qu’en 2004 il existait 126 millions d’enfants engagés dans des activités dangereuses.

Selon l’UNICEF, l’éducation fournit un environnement sûr aux enfants, mais lorsqu’une famille doit choisir entre envoyer un garçon ou une fille à l’école, c’est souvent la fille qui perd. L’agence recommande notamment d’éliminer les frais de scolarité de l’éducation primaire.

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