Vague d’assassinats politiques en Guinée Bissau

Le Conseil de sécurité a condamné mardi les récents assassinats de responsables politiques en Guinée Bissau, les qualifiant de « tragique recul » pour ce pays de l’Afrique de l’Ouest.

Baciro Dabo, candidat à l’élection présidentielle du 28 juin, et Helder Proenca, parlementaire et ancien ministre de la défense, ont été assassinés le 5 juin.

Dans une déclaration à la presse lue par la présidence du Conseil de sécurité pour le mois de juin, la Turquie, les membres du Conseil appellent « le gouvernement de Guinée Bissau à traduire en justice ceux qui sont responsables de ces actes violents ».

La semaine dernière, le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, s’était dit « consterné » par ces assassinats et avait appelé à ce qu’ils n’empêchent pas la tenue des élections présidentielles.

Les membres du Conseil ont aussi exprimé leur préoccupation concernant « la résurgence de la violence politique, qui constitue un tragique recul pour les efforts destinés à restaurer la paix et la stabilité, ainsi que l’état de droit et le processus démocratique dans le pays ».
Le Président de Guinée Bissau, Joao Bernardo Vieira, et le chef d’état-major Tagme Na Waie avaient été assassinés les 1er et 2mars, des assassinats condamnés à l’époque par le Secrétaire général et le Conseil de sécurité.

Dans sa déclaration de mardi, le Conseil de sécurité appelle le gouvernement, les dirigeants politiques, l’armée et la population de Guinée Bissau « à faire preuve de retenue, à maintenir la stabilité et l’ordre constitutionnel et à respecter l’état de droit et le processus démocratique ».

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