Ecologie : pressions pour lier humanitaire et risque climatique

Un groupe d’agences des Nations Unies et d’organisations non gouvernementales (ONG) a lancé lundi à Bonn, où se déroulent actuellement des pourparlers sur le climat, un appel à incorporer la dimension humanitaire du changement climatique dans le traité négocié pour succéder au Protocole de Kyoto en décembre prochain, à Copenhague.

Dix-huit organisations du Groupe de travail du Comité permanent interorganisations (IASC) ont plaidé pour que l’accord permette de contrer l’impact des phénomènes météorologiques extrêmes ainsi que la dégradation de l’environnement sur les communautés vulnérables.

« Le défi humanitaire potentiel est considérable », a déclaré le Secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires et Coordonnateur des secours d’urgence de l’ONU, John Holmes.

Ce dernier a rappelé que le nombre de personnes touchées par les catastrophes a été multiplié par cinq en 10 ans, pour atteindre 211 millions de personnes.

Deuxièmement, le changement climatique aura une influence notable sur les migrations et les déplacements dus aux sécheresses et aux inondations. Vingt millions de personnes ont été déplacées de ce fait rien qu’en 2008.

Face à cela, il reste possible d’adopter des mesures d’atténuation qui doivent être intégrées dans les négociations sur le climat et de profiter de l’expertise des agences, a insisté John Holmes.

D’après le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, les pays industrialisés devront réduire leurs émissions de 25% à 40% d’ici à 2020 afin d’éviter de graves impacts du changement du climat.

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