Civils victimes des guerres : l’appel au Conseil des droits de l’homme

La condition des civils lors de conflits armés est un sujet de « grave préoccupation », a déclaré la Haut commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Navi Pillay, qui a appelé le Conseil des droits de l’homme à faire tout son possible pour protéger les civils pris dans les combats à travers le monde.

Mme Pillay, qui prononçait un discours devant le Conseil des droits de l’homme réuni à Genève, a cité neuf pays où les conflits en cours ont un grave impact sur les civils, et deux pays où la situation après-conflit mérite une attention soutenue.

En Afghanistan, elle a noté que les éléments anti-gouvernementaux sont responsables de la majorité des victimes civiles, même si les forces pro-gouvernementales sont aussi responsables de la mort de civils, en particulier à la suite de frappes aériennes. Mme Pillay a appelé les Etats impliqués dans le conflit en Afghanistan à s’assurer que des enquêtes indépendantes sur ces incidents soient menées et que justice soit rendue.

Elle a aussi exprimé son inquiétude concernant le Pakistan, où 2,5 millions de personnes ont fui leurs maisons alors que les forces armées pakistanaises tentent de reprendre aux Taliban le contrôle du territoire dont ils se sont emparés.

Concernant l’Irak, elle a noté que le nombre de morts violentes avait baissé par rapport à 2006 et 2007 mais que la situation restait précaire.

S’agissant du récent conflit à Gaza, la Haut commissaire a appelé à une pleine coopération avec la Mission d’établissement des faits, dirigée par le Juge Richard Goldstone. Selon elle, « il y a de terribles indications que des violations graves du droit humanitaire international et des droits de l’homme auraient été commises par toutes les parties ».

Navi Pillay a aussi exprimé son inquiétude concernant les populations autochtones en Colombie et les civils en Somalie, en République démocratique du Congo (RDC) et dans l’est du Tchad. Elle a dénoncé les violations et abus au Soudan, en particulier au Darfour.

En ce qui concerne le Sri Lanka, la Haut commissaire a répété son appel à une enquête internationale indépendante sur les violations des droits de l’homme qui auraient été commises par toutes les parties pendant le conflit qui vient de s’achever. Quant au Népal, elle a jugé que les récents développements politiques avaient créé de nouveaux défis au processus de paix.

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