Hausse du chômage : sombres prévisions région par région

Ces sombres estimations sont le fait du Bureau International du Travail.
En Europe centrale et du Sud (hors UE) , nombre de chômeurs pourrait augmenter de 35% en 2009, l’emploi total devrait se contracter cette année à des niveaux situés entre -1 à -2,8%.

Dans les économies développées et l’Union européenne, l’emploi total devrait se contracter cette année à des niveaux situés entre -1,3 à -2,7%. La région pourrait constituer 35 à 40% de la hausse totale du chômage mondial, alors qu’elle ne représente que 16% de la main-d’oeuvre mondiale.

En Asie de l’Est, selon les estimations du BIT, lorsque la crise est survenue, 267 millions de personnes, soit plus d’un tiers des personnes employées, vivaient sous le seuil de pauvreté de 2 dollars par jour lors de la survenue de la crise, et il y avait environ 12 fois plus de personnes avec un emploi vulnérable qu’au chômage.

En Asie du Sud-Est et dans le Pacifique, une hausse relativement modérée du chômage est envisagée pour cette région, bien que les travailleurs et les entreprises des industries orientées à l’export soient durement frappés par la crise.

En Asie du Sud, environ 5% de la main-d’oeuvre est au chômage mais presque 15 fois plus de personnes sont en situation d’un emploi vulnérable. Le nombre de travailleurs vivant avec moins de 2 dollars par jour pourrait augmenter de 58 millions entre 2008 et 2009.

En Amérique latine, le taux de chômage devrait grimper jusqu’à 8,4 ou 9,2% en 2009.

Selon les projections du BIT, le nombre de chômeurs pourrait croître de 25% au Moyen-Orient et de 13% en Afrique du Nord en 2009. L’emploi vulnérable devrait s’accroître à la fois au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. Environ un travailleur sur trois dans chacune des régions occupe un emploi précaire, et ce ratio pourrait augmenter jusqu’à 4 sur 10.

En Afrique subsaharienne, environ 73% des travailleurs de la région se trouvent dans l’emploi vulnérable et ce chiffre pourrait dépasser les 77% cette année. La crise représente une sérieuse menace pour l’investissement dans les infrastructures et les biens d’équipement qui sont vitaux pour poursuivre le développement de la région.

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*


Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.