Deux journalistes assassinés en Somalie

Le directeur général de l’Organisation des Nations Unies pour l’;éducation, la science et la culture (UNESCO), Koïchiro Matsuura, a déploré vendredi la mort de deux journalistes somaliens, Abdirisak Warsameh Mohamed, abattu en pleine rue le 22 mai à Mogadiscio, et Nur Muse Hussein, décédé cette semaine des blessures reçues en avril quand il a été pris pour cible dans la ville de Beledweyne.

4 assassinats et deux enlèvements

« Je condamne les attaques qui ont coûté la vie de Nur Muse Hussein et d’Abdirisak Warsameh Mohamed. Peu d’environnements sont aussi dangereux pour les journalistes que la Somalie, en proie à des affrontements sans fin. Des professionnels dévoués, comme Nur Muse Hussein et Abdirisak Warsameh Mohamed, continuent pourtant à faire leur métier pour que nous puissions être informés. C’est notre droit à la liberté d’information que ces courageux journalistes défendent au péril de leurs vies », a dit M. Matsuura dans un communiqué.

Nur Muse Hussein, âgé de 56 ans, était un vétéran de la presse somalienne. Il couvrait pour la radio Voix du Coran les combats de Beledweyne entre l’administration provinciale et le mouvement islamique Hisbul Islam et il a été pris pour cible avec trois collègues alors qu’ils s’étaient identifiés comme journalistes. Gravement touché à la jambe, Nur Muse Hussein est décédé cette semaine.

Abdirisak Warsameh Mohamed, journaliste à Radio Shabelle, a été tué de plusieurs balles à la poitrine le 22 mai, à Mogadiscio, dans une rue proche du marché Bakara, fief d’une milice islamiste. L’intensité des combats dans ces parages et le grand nombre de civils touchés ne permettent pas de savoir si le journaliste était délibérément visé.

Selon l’Union nationale des journalistes somaliens (NUSOJ), quatre journalistes ont trouvé la mort en Somalie cette année. En outre, deux journalistes pigistes, la Canadienne Amanda Lindhout et le photographe australien Nigel Brennan, enlevés en août dernier à la sortie de Mogadiscio, sont toujours entre les mains de leurs ravisseurs qui demandent une rançon.

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