L’UNESCO désigne 22 nouvelles réserves de Biosphère

L’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) a désigné mardi 22 nouvelles réserves de biosphère qui viennent s’ajouter au réseau mondial qui en compte désormais 553 dans 107 pays.

La décision a été prise par le Conseil international de coordination du Programme L’Homme et la biosphère (MAB-CIC) lors de sa 21e session qui se tient du 25 au 29 mai 2009 sur l’île de Jeju (République de Corée), précise l’UNESCO dans un communiqué.

Les réserves de biosphère sont des sites reconnus qui innovent et font la démonstration de nouvelles approches de gestion intégrée de la biodiversité et des ressources terrestres, côtières et marines. Les réserves sont aussi des sites d’expérimentation et d’étude pour le développement durable.

Le Conseil international de coordination a également approuvé l’extension de quatre réserves déjà existantes : Mata Atlantica (Brésil), La Campana-Peñuelas (Chili), Carélie du nord (Finlande), et Dyfi (Royaume-Uni), désormais rebaptisé Biosffer Dyfi Biosphere.

Les nouvelles réserves sont :

Vhembe, Afrique du Sud. Réputée pour sa diversité biologique et culturelle, la réserve comprend la partie nord du Kruger National Park, le site Ramsar des Makuleke Wetlands, les Soutpansberg et le Blouberg qui sont des éléments clés de la biodiversité, le paysage culturel du Mapungube et le plateau du Makgabeng, riche en art rupestre. Les activités humaines sur le site sont surtout agricoles, avec notamment la production de fruits et légumes tropicaux, l’élevage et des réserves de chasse.

Bliesgau, Allemagne. Cette réserve applique le concept d’« entre-ville » pour relier deux paysages très contrastés : l’un, densément peuplé et urbanisé au nord avec la ville de St-Ingbert et l’autre, faiblement peuplé et rural au sud. Le site soutient actuellement des recherches approfondies sur les évolutions écologiques de ses zones urbaines, suburbaines et rurales dans le cadre du changement climatique.

Swabian Alb (Jura souabe), Allemagne. Située dans le Jura européen, cette réserve est couverte de forêts de hêtres, de pins et d’épicéas, de vastes vergers, pâturages et prairies. Proche de Stuttgart, le site couvre une surface de 84 500 ha et compte 150 000 habitants. Les programmes de développement durable pour la biosphère sont liés à l’;agriculture et à la sylviculture, aux entreprises vertes et à l’écotourisme, ainsi qu’à la promotion des produits locaux et des industries artisanales. Des plans ont également été mis en place pour renforcer l’utilisation des énergies renouvelables, notamment pour les transports.

Great Sandy, Australie. Couvrant des territoires terrestres, côtiers et marins, la réserve abrite les plus grandes forêts pluviales poussant sur le sable. Elle comprend le site naturel de l’île Fraser et ses lacs dunaires d’eau douce, inscrit sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO en 1992. La communauté locale Burnett Mary Regional Group for Natural Resources Management a promu la désignation de la zone comme réserve de biosphère encourageant l’écotourisme et l’agriculture biologique de niche.

Fuerteventura, Espagne. Deuxième plus grande île de l’archipel des Canaries, elle est la plus proche de la côte d’Afrique occidentale. Le site est constitué d’un vaste ensemble d’écosystèmes comprenant aussi bien des zones désertiques ou semi-désertiques que des habitats côtiers et marins. L’île est caractérisée par une riche diversité d’espèces marines (dauphins, cachalots, tortues marines qui se reproduisent sur ses plages, etc.).

Altaisky, Fédération de Russie. Cette réserve s’étend sur les parties nord-est et est de l’Altaï, le long d’immenses chaînes de montagne. Remarquable par sa biodiversité et son patrimoine culturel, elle couvre 3 532 234 ha et compte 15 000 habitants. L’aire centrale fait partie des Montagnes dorées de l’Altaï, site naturel inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Nokrek, Inde. Situé dans l’Etat de Meghalaya, ce point clé pour la biodiversité présente des écosystèmes et des paysages naturels préservés. Peuplée d’éléphants, de tigres, de léopards et de gibbons houlocks, la zone est également réputée pour ses variétés sauvages d’agrumes qui serviront peut-être de pool génétique pour la production commerciale d’agrumes.

Pachmarhi, Inde. Situé au cœur de l’Inde, dans l’état du Madhya Pradesh, ce site abrite des réserves de tigres et d’autres réserves de faune. Sa situation, à l’interface entre des forêts tropicales, humides et sèches, et des forêts de basses montagnes subtropicales, en fait un paradis pour les botanistes. Grâce à leurs traditions sociales et culturelles, les tribus locales contribuent à la préservation de la forêt tout en tirant profit des diverses ressources alimentaires, agricoles et économiques de la zone.

Similipal, Inde. Cette réserve de tigres située dans l’est de l’Inde, dans l’Etat d’Orissa, était autrefois le terrain de chasse du maharadjah du Mayurbhanj. Cet environnement tropical abonde en tigres, éléphants, panthères, cervidés et héberge de nombreuses espèces de plantes, ce qui en fait un laboratoire vivant pour les spécialistes de l’environnement. Les populations tribales de la zone vivent de l’agriculture, de la chasse et de la cueillette des produits de la forêt, mais ils ont désespérément besoin de sources de revenus complémentaires pour sortir de la pauvreté.

Giam Siak Kecil -Bukit Batu, Indonésie. Cette zone de tourbières de Sumatra se distingue par son exploitation durable du bois et deux réserves de faune qui hébergent des tigres de Sumatra, des éléphants, des tapirs et des ours à collier. Le suivi des espèces phares et l’étude approfondie de l’écologie des tourbières figurent parmi les activités de recherche menées sur place. Les résultats des premières études montrent que la faune et la flore pourraient contribuer au développement économique durable de la zone et à l’amélioration de la situation économique des habitants.

Jabal Moussa, Liban. Ce site, qui fait face à la mer Méditerranée à l’ouest, s’étend sur les hauteurs du versant occidental de la chaîne du Mont Liban située au nord du pays. Cette zone relativement étendue (6 500 ha), sauvage et préservée, est protégée par des arrêtés municipaux visant à sauvegarder son intégrité écologique, ses systèmes naturels et ses espèces. Jabal Moussa est réputée pour la vallée d’Adonis, espace historique préservé qui inclut d’anciennes terrasses agricoles et des sentiers datant de la période romaine.

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