Au Liban, les milices continuent à s’armer

Le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, souligne l’importance de la démilitarisation des milices au Liban, au premier rang desquelles le Hezbollah, dans un nouveau rapport au Conseil de sécurité publié vendredi.

« Après l’élection du président Sleimane, le Liban a connu sa plus longue période de stabilité intérieure depuis l’adoption de la résolution 1559 (2004) du Conseil de sécurité. Je reste toutefois préoccupé par les incidents en matière de sécurité qui se sont parfois produits durant la période à l’examen et dont certains ont fait des victimes », a déclaré M. Ban dans ce rapport remis au Conseil de sécurité.

Le Hezbollah milice ou parti politique

La dissolution et le désarmement des milices libanaises et non libanaises constituent un élément nécessaire pour la consolidation complète du Liban en tant qu’État souverain et démocratique, ajoute le Secrétaire général.

« Conscient des dimensions régionales de cette question, je demande à toutes les parties, à l’intérieur et à l’extérieur du Liban, de mettre immédiatement fin à tous les efforts visant à transférer et à acquérir des armes et à renforcer leurs capacités paramilitaires en dehors de l’autorité de l’État », dit-il.

M. Ban se dit « préoccupé par les incidents qui se produisent à l’intérieur et à l’extérieur des camps palestiniens ». « Tout en reconnaissant que la coopération entre les autorités libanaises et les factions palestiniennes s’est améliorée dans le domaine de la sécurité, des efforts restent nécessaires pour contenir la violence qui pourrait déborder sur les régions avoisinantes », ajoute-t-il.

Plus particulièrement, il demande aux autorités libanaises « de prendre les mesures nécessaires pour démanteler l’infrastructure paramilitaire à l’extérieur des camps de réfugiés du FPLP-CG et du Fatah al-Intifada, dont le siège est à Damas, compte tenu du fait qu’il incombe particulièrement à la République arabe syrienne d’aider les autorités libanaises dans ce domaine ».

Selon le Secrétaire général, le maintien par le Hezbollah d’une capacité paramilitaire constitue un défi majeur au monopole du gouvernement à l’égard de l’;utilisation légitime de la force.
« Je demande au Hezbollah de mettre fin à toute activité militante à l’extérieur du Liban et d’achever de se transformer en parti politique uniquement libanais, conformément aux dispositions de l’Accord de Taëf. Les parties régionales, en particulier celles qui ont des liens étroits avec le Hezbollah, doivent l’encourager dans ce sens ».

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