Malvy accuse l’Etat de se désengager de la filière Bio

Martin Malvy, président de la Région Midi-Pyrénées, a écrit mardi 10 mars à Michel Barnier, Ministre de l’Agriculture et de la Pêche, pour lui faire part de son inquiétude quant au désengagement de l’Etat sur le financement du développement de l’agriculture biologique en Midi-Pyrénées pour l’année 2009.


Une contradiction par rapport au Grenelle de l’environnement

En effet, a l’occasion de la récente réunion de la Commission Régionale de l’Economie Agricole et du Monde agricole, les services du ministère ont annoncé une diminution des aides en faveur de l’agriculture biologique pour 2009.

Dans son courrier, Martin Malvy dénonce une situation en totale contradiction avec « les volontés exprimées à l’issue du Grenelle de l’environnement ainsi que dans le Plan national de l’agriculture biologique – horizon 2012, rappelé le 19 février dernier par monsieur Nicolas Sarkozy, Président de la République, dans sa présentation de « Objectifs Terres 2020 ».

En matière d’animation, l’enveloppe annoncée pour 2009 est de 306 332€ contre 415 000€ en 2008 et 513 550€ en 2007. Sur 3 ans, la dotation du ministère de l’agriculture pour Midi-Pyrénées a diminué de plus de moitié. A cela s’ajoute le manque d’un million d’euros en matière de crédits d’Etat en faveur de la conversion.

Au regard du désengagement de l’Etat, le président de Région a tenu également à rappeler l’effort financier de la Région en faveur de l’agriculture biologique à travers son Plan Bio : « Malgré le refus début 2007 du gouvernement de réinscrire le soutien à l’agriculture biologique dans le Contrat de Projets 2007-2013, la Région Midi-Pyrénées a lancé un Plan Bio qui a permis de doubler les aides régionales en faveur de la filière et d’y consacrer 1.4 M€ par an ».

Par ailleurs, le président de Région a exprimé ses craintes au sujet des nouvelles orientations de la Politique agricole commune (PAC), à l’issue d’une rencontre, le 10 mars dernier, avec les représentants régionaux des syndicats agricoles.

“Avec la profession, nous sommes inquiets quant à la pérennité de certaines filières telles que la production porcine, ovine et, en montagne, la production laitière”, a notamment déclaré Martin Malvy.

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