Les prostituées bresiliennes recrutaient leurs clients toulousains via internet

Diego a 20 ans et il organise déjà le planning de deux prostituées brésiliennes dont l’une est sa femme depuis un an. C’est sur le net qu’il a lancé son affaire en proposant les services de ses « escort girls » aux clients européens. Venant tous d’eux d’Espagne, Diego et sa femme Alexandra, 32 ans, s’arrêtent à Bordeaux pour 2 jours, où les « affaires » commencent. Puis, ils arrivent à Toulouse où ils louent deux chambres d’hôtel pour la même période.

Ils y retrouvent une autre fille, « Rosie », 20 ans. Et c’est au matin du deuxième jour, mardi dernier, que la police, avertie par le gérant de l’établissement, interpelle le trio.

Les responsables jouent les amoureux

Le couple se connait depuis 4 ans et se serait marié le 7 mars 2008. C’est pour cette raison que le jeune brésilien déclare avoir rejoint sa femme à Toulouse : pour fêter leur premier anniversaire de mariage. Mais voilà, aucun document officiel ne prouve que le couple est bel et bien légalement uni. Mais l’accusé insiste : « Depuis l’Espagne, je me suis fait passer pour un client sur le site web et c’est Mémo qui m’a dit où rencontrer les filles ». Mémo, ce serait l’homme de l’ombre, celui qui ferait tourner le site internet, le Charlie qui enverrait ses directives par SMS sans que jamais les deux drôles de dames ne le rencontrent.

Cependant, aucune preuve de l’existence de cet homme n’a pu être avancée. De plus, le couple avait expressément demandé une connexion internet dans la chambre occupée par Diego. De quoi penser que c’est bien lui qui jouait le rôle de proxénète. Dans sa chambre, la police a d’ailleurs retrouvé quelques 2000€, roulés dans une paire de chaussette. Ils en trouveront plus de 2000 autres dans la chambre des filles. Tous ces éléments poussent le procureur à affirmer : « Le rôle de Diego n’est pas celui de l’amant fou amoureux, mais celui de protéger l’argent gagné par Alexandra et Rosie. Il surveille et organise les activités des deux filles. »

« Il ne faut plus qu’ils agissent en Europe »

L’avocate de la défense elle, clame que rien ne prouve de tels actes de proxénétisme: « Certes Diego savait quel métier sa femme exerçait, certes il profitait de l’argent récolté. Mais il en profitait comme un mari profite de celui de sa femme. Elle ne lui donnait pas directement d’argent, elle lui offrait des cadeaux, partait en voyage avec lui etc. » Elle en vient donc à demandé la relaxe pour ses clients et incite les enquêteurs à pousser leurs investigations pour démasquer le fameux « Mémo ». Pour elle, il faut retrouver l’auteur du site internet, le vrai proxénète.

Ce discours n’y fera rien. Les deux amants sont condamnés à 1 an de prison avec sursis, confiscation de sommes trouvées et 3 ans d’interdiction de territoire. Le procureur ayant prouvé que le couple a déjà sillonné l’Espagne et l’Italie avant la France s’est félicité de ces sanctions : « Il faut les dissuader de revenir exercer en Europe ». Le tribunal a jugé que ces agissements devaient sans doute s’effectuer dans toute l’Europe du sud. C’est pourquoi le juge et ses assesseurs ont expliqué aux prévenus qu’ils pourraient lever le sursis dans un délai de 5 ans s’ils récidivaient dans des pays qui échangent régulièrement leurs informations judiciaires.

Walid Hamad

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