Financement de la Sécurité Sociale, la députée Lemorton évoque des vérités cachées

La députée de Toulouse spécialiste des questions de médecine et de sécurité sociale, Catherine Lemorton a sorti l’artillerie lourde contre la La Loi de Financement de la Sécurité Sociale pour 2009.

Le tour de passe passe du Gouvernement

Députée membre de la commissions des affaires sociales de l’Assemblée Nationale, Catherine Lemorton a longuement travaillé sur le texte présenté par le Gouvernement Fillon. Elle a tenu a évoquer ce qu’elle appelle “les vérités cachées de ce budget”

“Avec ce texte, le gouvernement met en pratique sa vision du  “travailler plus”, du  “taxer plus” mais surtout de  “l’anticiper moins” a précisé la députée de Toulouse. Et de décliner ses propos.

A « Travailler plus » la députée socialiste estime “qu’avec une retraite à 60 ans qui n’est plus que virtuelle avec la possibilité faite aux travailleurs de repousser leur départ à la retraite jusqu’à 70 ans. Avec cela, le gouvernement prépare l’opinion à un recul pur et simple de l’âge légal de départ en retraite“.

« Taxer plus » équivaut à “une hausse des taxes sur les Complémentaires santé qui se répercutera in fine sur les cotisants, évitant ainsi au gouvernement d’avoir à assumer une hausse des prélèvements sociaux.” précise Catherine Lemorton qui enfonce le clou en remarquant “que tous ne sont pas traités à la même enseigne puisque les détenteurs de stock-options échappent, eux, aux cotisations sociales.”

La députée du centre de Toulouse parle enfin d’une opération de passe passe de la part du gouvernement  “qui opacifie la réalité des dettes des différentes caisses, en transférant par exemple la dette sociale vers la Cades, et qui base l’ensemble de son raisonnement budgétaire sur une croissance de 1%, alors que tous les économistes s’accordent sur une croissance ne dépassant pas 0,5 points.


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