Liste Moudenc, forces, faiblesses et interrogations

Jean Luc Moudenc, centriste apparenté UMP a présenté hier sa liste pour les élections municipales de mars prochain. Distillés au compte goutte depuis le debut de l’année, les noms étaient dans leur grande majorité, connus. L’annonce des positions des colistiers n’a pas apporté, à l’exception de l’absence de Philippe Douste Blazy, de nouvelles surprises. La liste intégrale peut être consultée ici. Surprise cependant que l’absence de Philippe Douste Blazy. Elu tête de liste en 2002, président du Grand TOulouse, l’ancien ministre des affaires étrangères, n’est pas membre de l’équipe d’ouverture de son ancien dauphin Jean Luc Moudenc. C’est sans conteste un fait à porter aux faiblesses de la liste. Analyse.

Forces : 1) Jean Luc Moudenc : homme de dossier, bon orateur, le maire sortant n’a pas ménagé sa peine depuis sa désignation au poste de premier magistrat de la ville. En 3 ans, Moudenc a “labouré” quartiers et associations de la ville. Il espère aujourd’hui recueillir les fruits de ses diligences et de sa politique de communication 2) La présence de Fabien Pellous sur la liste. Martin Malvy avait invité Christian Califano à venir “pousser” la liste PS pour les élections régionales, Fabien Pellous du haut de son parcours sportif, apporte sans conteste un plus à cette liste. 3) La parité parfaite, un homme une femme.

Interrogations : 1) Liste “d’ouverture” ou liste “bling bling”, les toulousains jugeront 2) En cas d’élections, des personnalités aussi franches et entières qu’ Yvette Benayoun Nakache et Chantal Dunaud Sobraquès ou Françoise de Veyrinas pourront elles cohabiter ? N’y a t il pas là un risque de blocage ? 3) A l’instar de Pierre Cohen, Jean Luc Moudenc a privilégié l’expérience sur les nouveaux talents. Dans une ville qui compte 100 000 étudiants, ce choix est il judicieux ?

Faiblesses : 1) La moyenne d’âge de la liste est élevée. De nombreux retraités figurent en position éligible, la liste n’est assurément pas à l’image de la ville sur ce point. 2) Les débauchages en série au Modem et au Parti socialiste risquent de déplaire aux toulousains qui pourraient ne pas être dupe sur la portée réelle des ralliements 3) Avec seulement 17 places pour les membres du parti de Nicolas Sarkozy, l’appareil UMP secoué par la politique d’ouverture de Jean Luc Moudenc risque de bouillir de rancoeurs

Christophe Cavaillès

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