A l’occasion de la Journée internationale contre les mutilations génitales, célébrée le 6 février, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a souligné la nécessité de développer une stratégie mondiale contre la médicalisation de ces pratiques.
sans anesthésie avec des ciseaux, des lames de rasoir ou des couteaux
« 18% des femmes et des filles qui ont souffert de mutilation génitale ont été opérées par des professionnels de la santé », a indiqué Elise Johansen, de l’OMS, ajoutant que cette tendance semblait en augmentation.
L’OMS travaille donc avec les autorités de plusieurs pays concernés, l’Egypte, le Soudan, le Kenya, le Nigéria, la Guinée et le Yémen, pour lutter contre cette médicalisation.
Les mutilations génitales féminines dont l’excision, recouvrent un ensemble de pratiques aboutissant à l’ablation partielle ou totale ou à l’altération des organes génitaux féminins externes pour des raisons non médicales.
L’opération est généralement pratiquée sur les petites filles et parfois sur des femmes sur le point de se marier, enceintes de leur premier enfant ou qui viennent de donner naissance.
Souvent pratiquée par des praticiens traditionnels comme les exciseuses et les accoucheuses, l’opération se fait sans anesthésie avec des ciseaux, des lames de rasoir ou des couteaux. L’intervention est toujours traumatisante et peut entraîner des complications telles que des douleurs, un état de choc et même parfois la mort.
La Côte d’Ivoire est un des pays d’Afrique les plus touchés par la pratique de l’excision et on estime à 36% le nombre de femmes excisées dans le pays.
« L’excision est une violation fondamentale des droits humains. En l’absence de toute nécessité médicale, elle expose les filles et les femmes à des risques pour leur santé et à des conséquences qui mettent leur vie et leur bien-être en danger », a déclaré Sylvie Dossou, la représentante de l’UNICEF en Côte d’Ivoire.
Par la voix de Véronique Taveau, le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) a rappelé que les mutilations génitales ont de graves conséquences sur la santé des femmes et des filles de 28 pays dans le monde, en Afrique et au Moyen-Orient.
On estime que 120 à 140 millions de femmes sont concernées, et que 3 millions de filles risquent de subir ces mutilations cette année. Toutefois, une baisse de 65% du nombre de cas a pu être enregistrée dans certaines communautés.
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