A l’occasion du 20ième anniversaire de la chute du Mur de Berlin, le Goethe-Institut Toulouse et Airbus proposent de revivre cet événement sur la place du Capitole à travers un projet intitulé « 1989-2009 – La chute du Mur de Berlin », ce lundi 9 novembre.
une Europe séparée par le rideau de fer
Une représentation du Mur de Berlin a été montée Place du Capitole la séparant ainsi en deux.
Ce symbole fort permet aux toulousains de revivre le contexte historique de l’Allemagne de la Guerre froide, ou plutôt la RDA et la RFA séparées par un mur qui marquera à jamais la face de l’histoire. Mais aussi. Érigé en 1961 par la RFA le Mur sépare Berlin Est de Berlin Ouest pendant près de 28 ans.
Le Goethe-Institut Toulouse, plus importante institution culturelle de la République Fédérale d’Allemagne au niveau international, a souhaité mettre en place un mur provisoire sur la place la plus célèbre de la ville afin de faire prendre conscience au public de ce qu’est vivre dans une ville coupée en deux.

Selon Friso Maecker directeur de l’institut, ce mur provisoire a été imaginé comme « lieu de rencontre, d’échange et de retrouvailles, pour discuter comment surmonter sereinement les obstacles. »
De l’exode au mur
De nombreux allemands ont perdu leur vie sur le Mur, d’autres ont été séparés des années durant de leurs familles, d’autres ont pris la fuite au péril de leurs vies s’exilant ainsi dans les pays voisins.
A travers « 1989-2009 – la chute du Mur de Berlin » on peut y découvrir que depuis près de 40 ans, outre-Rhin où à Toulouse nombreux sont les allemands qui travaillent chez Airbus et certains d’entre eux sont originaires de l’Est. Des employés symboles de l’unité retrouvée. C’est à cet effet que Airbus s’est associé à ce projet mais aussi pour marquer sa foi en la réussite de l’Europe encore aujourd’hui en construction.
Le public peut encore profiter de l’exposition des photographies de Livio Senigalliesi photo-journaliste italien qui a vécu les événements de Berlin en 1989. Cette exposition intitulée « Lorsque le Mur est tombé » est visible au Goethe-Institut Toulouse jusqu’au 25 novembre. Le mur de 70 mètres de long édifié sur la Place du Capitole sera ouvert lundi 9 novembre 2009 à 17h30 pour permettre à nouveau la libre circulation.
Dorothée Ropivia




















Chute du Mur, 20 ans déjà ! Et si ‘ La fin de l’Histoire ‘ était le début de la ‘ Grande Cata ‘ ?
Cette question trouvée sur le portail suisse Pnyx.com rappelle opportunément, vingt ans plus tard, le grand débat engendré par le célèbre article ‘La fin du monde’ de Francis Fukuyama, publié dans le numéro d’été 1989 de la revue ‘National Interset’ et reproduit par la revue ‘Commentaire’ dans l’édition d’automne de la même année.
2009 : comment les événements que la planète vit depuis un an doivent-ils être mis en perspective vis à vis de la fin de guerre froide ? Pour voir le détail du débat provoqué par cet article de Fukuyama, aller : http://www.pnyx.com/fr_fr/sondage/410
La question qui se pose aujourd’hui n’est-elle pas :
En 2008, dans l’immense clash planétaire du système financier, la dynamique engendrée depuis 1989 s’est-elle révélée une impasse ? 20 ans plus tard, ‘l’Histoire’ doit-elle finalement se réinventer ?
Ou au contraire, cette dynamique engendrée en 1989 reste-t’elle valide et la crise de 2008 n’est-elle qu’un ‘incident de parcours’ qui ne modifie pas le ‘cap’ engagé après la chute du mur ?