La liaison grande vitesse Marseille-Nice via Toulon a été actée cette semaine. Celle reliant Paris à Toulouse n’est toujours pas une réalité. Et pose le problème du rééquilibre territorial entre d’un côté la vallée du Rhone et la côte d’Azur bien desservie par le train et d’autre part la façade atlantique et l’axe Bordeaux Toulouse qui reste enclavé.
Face à ce problème, Martin Malvy, président de la Région Midi-Pyrénées, Pierre Izard, président du Conseil général de Haute-Garonne et Pierre Cohen, président de la Communauté urbaine du Grand Toulouse, ont décidé de créer une association afin de défendre le projet de la ligne grande vitesse (LGV) Sud Europe Atlantique.
Cette association aura pour objectif de mettre en œuvre les moyens nécessaires pour promouvoir la réalisation des LGV Sud Europe Atlantique, destinées à relier l’ensemble du territoire de Midi-Pyrénées à Bordeaux, Paris et Hendaye dans un premier temps, puis Narbonne, Barcelone et Marseille.
Puis d’engager une démarche participative de l’ensemble des acteurs socio-économiques de Midi-Pyrénées afin de préparer les territoires aux implications de la LGV.




















Bravo pour le double discours. Les mêmes acteurs politiques sont-ils prêts à défendre l’autre association « Urgence POLT » (demande de modernisation de cette ligne) dont la création vient d’être actée samedi 30 janvier 2010 (le Vice Président MidiPy absent mais représenté … soutient-il vraiment cette nouvelle association … ) ? Y-a-t-il élasticité dans les budgets pour permettre de financer à la fois les TER 570 millions d’€ + encore autant pour la région (ensemble collectivités 1,16 milliards d’€) pour la LGV ?
devant le consensus politique pour cette nouvelle ligne tgv,nous devons être méfiants et réfléchir.Quelle pertinence cette ligne avec 2 arrêts( à montauban et agen) entre toulouse et bordeaux?Pour gagner 20 minutes de trajet, devons nous investir autant d’argent,(qui nous manque cruellement aujourd’hui! )et abimer nos campagnes et nos villages pour une si petite plus-value?Non d’autres choix doivent être privilégiés dans le respect du plus grand nombre de citoyens.
Tout à fait d’accord Didier, nous faisons le même constat et arrivons aux mêmes conclusions. Les Montalbanais (il doit en être de même pour Agen)croient encore aux vertus de la grande vitesse y compris pour aller au travail. C’est dur de discuter avec les gens qui placent cela avant tout. Le droit à la vitesse. Mais se rendent-ils compte que compte tenu de la distance entre Montauban (gare betteravière de Monbartier) et Toulouse 37 km, une Très Grande Vitesse n’a pas de sens et quand bien même un TGV nouvelle génération sur LGV peut rouler à 350km/h la vitesse moyenne ne dépassera jamais 220 km/h soit peu différent de la vitesse des TEOZ sans passage à niveau, moyenne 160km/h. Le temps gagné ne sera que de 6 à 7 minutes dans le meilleur des cas. Sait-on aussi qu’à ces vitesses là l’évolution de puissance est proportionnelle au cube des rapports des vitesses soit un coef. multiplicateur de 2,6. C’est donc bien cher payer ce désir de vitesse. Les mêmes défenseurs ne doivent pas non plus payer le train car ils verraient la différence de prix entre un TEOZ et un TGV. Pour un Toulouse Paris via Bordeaux (+ 190 km / Toulouse – Paris via Limoges) c’est effectivement un gain plus important pour un direct (avec arrêt tout de même à Bordeaux) mais pour qui et pour quoi faire ? Si on veut que le train soit compétitif il faut dissuader les usagers de prendre l’avion il y a d’autres moyens que la course à la vitesse (cf. tarifs), mais voilà il faut une volonté politique.
Je reste persuadé qu’il y aura arbitrage – les deux projets ne seront pas réalisés de front – et si le TGV – LGV est prioritaire il est donc sûr que la modernisation du reste du réseau qui en a bien besoin ne sera pas fait. Donc le plus grand nombre subira les retards, suppressions des TER et TEOZ par manque de budget (personnel + matériel).