Le centre de rétention de Cornebarrieu accueille les immigrés sans papiers en attente d’un jugement ou d’une expulsion. Comité européen contre la torture
Lieux de honte pour certains, pierre angulaire de la politique menée par le ministre de l’Identité national Brice Hortefeux pour d’autres, ces centres administratifs, sont à l’origine d’une polémique profonde et d’un clivage politique marqué.
C’est sur les conditions de détention du Centre de rétention de Cornebarrieux, en bout de piste de l’aéroport, que le nouveau Préfet de Haute Garonne, Dominique Bur, a été pris à parti par le délégué départemental CGT.
Le syndicaliste, à la suite de nombreux militants associatifs a écrit une lettre ouverte au Préfet pour dénoncer « les conditions de vie et d’hébergement indignes et inhumaines ».
Le délégué syndical dénonçait, notamment, des cas de malnutrition chez les enfants retenu, et l’effectivité des droits d’expression des autres personnes.
Le Préfet Dominique Bur, dans une lettre adressée aux rédactions a vivement écarté ces accusations.
Pour le représentant de l’Etat dans la région, « les accusations sont sans fondement ». Le préfet cite notamment au soutien de sa position, les visites de Parlementaires et celle, récente du comité européen contre la torture.
En cas de litige les tribunaux, et la cour européenne des droits de l’homme pourrait être amenée à trancher.
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