Liste Moudenc, forces, faiblesses et interrogations

Posted on janvier 31, 2008
Filed Under Toulousain(e-s) |

Jean Luc Moudenc, centriste apparenté UMP a présenté hier sa liste pour les élections municipales de mars prochain. Distillés au compte goutte depuis le debut de l’année, les noms étaient dans leur grande majorité, connus. L’annonce des positions des colistiers n’a pas apporté, à l’exception de l’absence de Philippe Douste Blazy, de nouvelles surprises. La liste intégrale peut être consultée ici. Surprise cependant que l’absence de Philippe Douste Blazy. Elu tête de liste en 2002, président du Grand TOulouse, l’ancien ministre des affaires étrangères, n’est pas membre de l’équipe d’ouverture de son ancien dauphin Jean Luc Moudenc. C’est sans conteste un fait à porter aux faiblesses de la liste. Analyse.

Forces : 1) Jean Luc Moudenc : homme de dossier, bon orateur, le maire sortant n’a pas ménagé sa peine depuis sa désignation au poste de premier magistrat de la ville. En 3 ans, Moudenc a “labouré” quartiers et associations de la ville. Il espère aujourd’hui recueillir les fruits de ses diligences et de sa politique de communication 2) La présence de Fabien Pellous sur la liste. Martin Malvy avait invité Christian Califano à venir “pousser” la liste PS pour les élections régionales, Fabien Pellous du haut de son parcours sportif, apporte sans conteste un plus à cette liste. 3) La parité parfaite, un homme une femme.

Interrogations : 1) Liste “d’ouverture” ou liste “bling bling”, les toulousains jugeront 2) En cas d’élections, des personnalités aussi franches et entières qu’ Yvette Benayoun Nakache et Chantal Dunaud Sobraquès ou Françoise de Veyrinas pourront elles cohabiter ? N’y a t il pas là un risque de blocage ? 3) A l’instar de Pierre Cohen, Jean Luc Moudenc a privilégié l’expérience sur les nouveaux talents. Dans une ville qui compte 100 000 étudiants, ce choix est il judicieux ?

Faiblesses : 1) La moyenne d’âge de la liste est élevée. De nombreux retraités figurent en position éligible, la liste n’est assurément pas à l’image de la ville sur ce point. 2) Les débauchages en série au Modem et au Parti socialiste risquent de déplaire aux toulousains qui pourraient ne pas être dupe sur la portée réelle des ralliements 3) Avec seulement 17 places pour les membres du parti de Nicolas Sarkozy, l’appareil UMP secoué par la politique d’ouverture de Jean Luc Moudenc risque de bouillir de rancoeurs

Christophe Cavaillès

liens sponsorisés

Comments

3 Responses to “Liste Moudenc, forces, faiblesses et interrogations”

  1. lum on janvier 31st, 2008 9:30

    Quelques points à relever :

    -il n’est plus question de centrisme, avec une liste soutenue par l’UMP, le Nouveau Centre, CPNT, et même le Mouvement Pour la France de De Villier (souvenons nous de la campagne présidentielle, stigmatisation de l’Islam, populisme… presque plus à droite que le FN)

    -la parité étant obligatoire pour que la liste soit validée, ce n’est pas un plus.

    - Pelous un plus ? Sur la pelouse, oui, mais je l’ai entendu parler politique, à mon avis il fait mieux sur les photos qu’au micro. Quant à la pseudo-ouverture, c’est une compilation de retournement de vestes… Seule Françoise Mendez apporte sans doute quelque chose.

  2. Xav. on février 5th, 2008 22:07

    Pour moi le gros plus c’est l’apport de pointures de la société civile en plus des meilleurs éléments de nombreux partis (ump nc mais aussi cap21 modem parti radical etc etc).

    Biensur, les gens de la société civile n’étant que peu médiatisés, beaucoup de ces gens sont inconnus du grand public mais je préfère ça à une liste tout politique …

  3. admin on février 5th, 2008 23:29

    Au vu des derniers sondages (Le Figaro Propriété du groupe Dassault, les toulousains préfereraient une liste non blin bling) voir le vote final(?).

Leave a Reply